
Le syndrome Lucie Frey : un diagnostic différentiel de l’allergie
Découvrir un syndrome de Lucie Frey procure une très grande…
Allergologue-pneumologue-pédiatre.
Découvrir un syndrome de Lucie Frey procure une très grande…
Aux animaux de compagnie classiques (chiens et chats) se sont ajoutés depuis une trentaine d’années des animaux aussi divers que les souris, les lapins, les cobayes, les hamsters, le furet, des reptiles, des batraciens, etc. Ce sont les NAC (nouveaux animaux de compagnie) qui, par convention, sont tous les animaux autres que les chats et les chiens. Des animaux peu usuels viennent régulièrement compléter cette liste : hérissons, petits rongeurs (gerbille, gerboise, chinchilla), mygales, etc.
L’émergence des NAC traduit un phénomène de société lié, en particulier, à la mode et au besoin d’exotisme. En dehors des risques corporels liés à leur agressivité naturelle poten-tielle et de certains risques infectieux, évoqués dans cette revue, les NAC peuvent exposer à des risques allergiques, surtout chez les individus atopiques et les professionnels qui les manipulent.
En l’absence d’étude épidémiologique précise, on estime leur nombre à 5 % de l’ensemble des animaux de compagnie, présents en 2012 dans un foyer français sur deux. Les allergo-logues et les pédiatres ont un rôle à jouer pour le diagnostic de ces allergies et leur préven-tion par les conseils qu’ils peuvent donner pour le choix d’un animal de compagnie.
Les nouveautés en allergologie sont nombreuses : chaque parution d’une revue spécialisée est l’occasion d’aborder un allergène émergent ou une situation clinique nouvelle. Cette actualité est soutenue par les progrès récents (et continus) de l’allergologie moléculaire. Pour le présent numéro, nous avons sélectionné les thèmes : l’allergie au fenugrec, le syndrome d’entérocolite induit par les protéines alimentaires, les relations entre les acariens de la poussière de maison et le climat, les phénotypes de l’asthme, l’actualité du soja, les relations entre le reflux gastro-œsophagien traité par les antiacides et l’allergie alimentaire. D’autres sujets auraient mérité de figurer dans cette sélection.
Pendant les vacances, les enfants allergiques peuvent développer de nouvelles allergies, présenter des récidives d’allergies connues (en particulier alimentaires) ou voir s’aggraver des pathologies connues (le plus souvent un asthme) par relâchement du traitement ou bien arrêt complet de celui-ci.
Cette revue précise ces diverses éventualités et insiste sur deux points trop souvent négligés : le traitement de l’enfant allergique devrait être revu et précisé avant le départ en vacances ; la prise en charge et le contrôle de ces affections devraient également être réévalués à la rentrée, en particulier le contrôle de l’asthme, au vu des facteurs exacerbateurs de la rentrée.
Évidemment, tout incident nouveau pendant les vacances nécessite le recours au pédiatre ou au pédiatre allergologue.
Plusieurs études, relayées par un article dans la revue Prescrire, viennent apparemment de conclure à l’inutilité de la kinésithérapie respiratoire au cours de la bronchiolite aiguë du nourrisson. Les deux études les plus récentes, bien que certains points soient à discuter, montrent que la kinésithérapie respiratoire par accélération passive et lente du flux expiratoire ne semble pas statistiquement efficace chez les nourrissons hospitalisés pour bronchiolite aiguë. Faut-il pour autant abandonner cette forme de kinésithérapie au cours des bronchiolites vues et suivies en ambulatoire ? Ce n’est pas ce que préconisent les auteurs de ces deux études qui souhaitent qu’elle soit évaluée en ambulatoire (plus de 95 % des bronchiolites) selon les critères de la médecine basée sur les preuves.
Certaines incompréhensions viennent aussi de questions sémantiques : dans les pays anglo-saxons, la “physiothérapie respiratoire” comporte des techniques (vibrations, percussions, clapping, expirations forcées, drainage de posture) qui n’ont pas d’indication au cours de la bronchiolite aiguë du nourrisson.
Les pollens constituent le deuxième pneumallergène responsable d’allergies dans les régions tempérées. Si, le plus souvent, les pollinoses ne sont pas des affections très sévères, certaines d’entre elles peuvent se compliquer d’asthme aigu grave.
Toutefois, chez de nombreux patients, les pollinoses altèrent la qualité de vie (rhinites sévères) en impactant la vie familiale, les performances scolaires, les activités physiques et récréatives.
Si la pollinose résiste au traitement symptomatique cosaisonnier (antihistaminiques-H1 oraux ou intra-nasaux ou intra-oculaires, corticoïdes intra-nasaux) ou s’aggrave d’une année sur l’autre, l’immunothérapie, le plus souvent sublinguale, est indiquée. Elle dure en moyenne 3 ans. Cet abécédaire passe en revue les différents points-clés de cette affection qui peut débuter, dans 1 cas sur 10, avant l’âge de 2 ou 3 ans.